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Greyhawk - Bissel

Nom officiel : marche du Bissel.

Dirigeant : Sa Noble Grâce, Larrangin, le Margrave de Bissel (LB, humain, Guerrier 9 / Prêtre 2 d'Héronéus).

Gouvernement : monarchie féodale prêtant allégeance à la Grande Marche et à Véluna, monarque actuellement choisi par les hautes instances des Chevaliers de la Garde, sous le contrôle de la Grande Marche.

Capitale : Pellak.

Villes principales : Pellak (population 2 300) ; ancienne capitale, Contrépine (voir plus loin), maintenant contrôlée par plusieurs nations.

Provinces : vingt-six baronnies de chevaliers, huit communes et une commune-capitale (Pellak).

Ressources : denrées alimentaires, textile, or, gemmes (I).

Monnaie : [inspirée de la Kéolande] griffon (pp), lion (po), aigle (pe), cerf (pa), rukh (pc).

Population : 123 800 - humains 82 % (OSB), nains 10 % (des montagnes 57 %, des collines 43 %), elfes 2 % (sylvestres), halfelins 2 % (costauds), gnomes 2 %, demi-elfes 1 %, autres 1 %.

Langages : commun, dialectes baklunis, nain.

Alignements : LB, LN*, N, NB.

Religions : Héronéus, Zilkus, Fharlanghn, Geshtaï, Rao, Istus.

Alliés : Grande Marche, Kéolande, Véluna, Chevaliers de la Garde, nains des Hautes Cimes orientales, plusieurs bandes de mercenaires et d'aventuriers ; alliés divisés sur plusieurs sujets.

Ennemis : Ket, Iuz.

Tour d'horizon : le Bissel est situé à l'extrémité septentrionale de la vallée du Sheldomar, dans une large plaine bordée par les Hautes Cimes à l'ouest et au nord-ouest, la rivière à la Faux au nord-est et les Basses-Crêtes à l'est. La frontière au sud est plus irrégulière et se trouve à environ cinquante kilomètres au nord de Crochebutte, dans la Grande Marche. La lisière nord-est de la forêt Ténébreuse est revendiquée et colonisée par des forestiers bisselites. Le seul problème climatique d'importance est causé dans l'ouest par les inondations soudaines de la Ruvre au printemps. Le climat est plutôt tempéré bien qu'assez sec, la majeure partie de la pluie tombant à l'ouest. La faune est très variée et des monstres descendent souvent des montagnes voisines. Un trafic constant de caravanes, de messagers et de patrouilles emprunte l'une ou l'autre des deux grandes routes du pays ; la Route des tours de guet, reliant l'ancienne capitale Contrépine à Crochebutte, près des Basses-Crêtes et la route de la Faux, reliant Contrépine à Mitrik. Depuis la division de Contrépine, le trafic des barges a repris sur la Faux jusqu'à Mitrik, et ce malgré les disputes continuelles relatives aux tarifs fluviaux exigés et les attaques anonymes contre des barges de Ket.
Les quatre célèbres Compagnies des frontières, des bandes de mercenaires embauchés par le Bissel, sont actuellement en voie de réorganisation après leur défaite et leur démembrement pendant l'occupation kétite. Elles n'ont pas encore achevé leur entraînement et leurs effectifs ne sont pas au complet. On recherche de nombreux éclaireurs et rôdeurs pour prendre part à des missions à l'ouest et au nord. Un vaste programme de construction de châteaux est en cours le long de la rive sud de la Faux (la nouvelle frontière septentrionale du Bissel) et le long de la zone neutre autour de Contrépine. Le Ket a détruit nombre de forts, castels, casernes, bases militaires et tours de guet lors de son invasion du Bissel et de son retrait un peu plus tard. Ces installations sont également reconstruites mais le travail progresse lentement à cause du manque de fonds. L'imposant château du Haut-Surplomb, à Pellak, est devenu le quartier général de la branche du Bissel des Chevaliers de la Garde. L'influence de la Grande Marche et de la Garde est perceptible partout, particulièrement à la cour du nouveau margrave. Le retour de Contrépine au sein du Bissel est au cœur des préoccupations du gouvernement actuel.
Contrépine est une ville fortifiée qui ne cesse de s'étendre. Sa population est d'environ six mille personnes, avec de nombreux campements militaires tout autour (limités dans leur taille par voie de traité) qui augmentent sa population totale à environ onze mille individus. Le trafic fluvial et des caravanes est tout simplement gigantesque à Contrépine. On y trouve des articles qui ne sont généralement disponibles que dans des cités bien plus importantes. L'atmosphère est tendue en ville et les intrigues politiques sont courantes, mais l'activité commerciale ne s'arrête jamais. La cité est brillamment illuminée la nuit afin de permettre la circulation rapide des marchandises.

Histoire : le Bissel a pendant longtemps été le carrefour de trois mondes différents : l'Occident bakluni, la vallée du Sheldomar et le reste de la Flannesse. Malheureusement, la position qu'elle occupe à la croisée des chemins lui a valu son lot d'invasions, de conquêtes et de colonisations du Bissel par un ensemble de peuples baklunis, œridiens et sulois. Quelques-uns des villages et des routes commerciales encore existant ont été établis avant même les anciennes guerres baklunies-suloises. La région reflète l'influence de plusieurs cultures, mais ses habitants tendent à se méfier des étrangers et sont peu accueillants. Le Bissel fit, à une certaine époque, partie de la Kéolande (c. 302 AC) après que ses citoyens rebelles eurent été conquis par les Chevaliers de la Garde. Les forces kéolandaises envahirent le Ket et Véluna depuis Contrépine dans les années 350-360 AC.
Après avoir subi plusieurs défaites face au Ket durant la Courte guerre, la Kéolande se retira et fit du Bissel sa Petite marche, le domaine le plus nordique du royaume. Contrépine, alors une ville de taille respectable, fut désignée capitale afin de contenir l'expansion kétite au sud et à l'est de la trouée de Roncebois. Elle se transforma peu à peu en centre de commerce majeur entre l'ouest bakluni et l'est œridien/sulois. Le Bissel profita aussi grandement du commerce entre la Kéolande et la Furyondie à travers la passe de la rivière à la Faux, et Mitrik devint la destination d'une grande part du trafic terrestre et fluvial. Les Chevaliers de la Garde ont toujours eu beaucoup d'influence ici au cours des 190 dernières années, servant à la fois la cour du margrave et les armées du pays.
Le Bissel fut de nouveau conquis en 438 AC, cette fois-ci par la Furyondie et Véluna, mettant fin a l'influence kéolandaise dans l'ouest de Véluna. Le trône de Chendil conserva la fonction de margrave du Bissel mais remplaça la famille au pouvoir par des nobles plus sensibles aux affaires de l'est. La distance depuis la capitale furyondienne laissa le Bissel virtuellement indépendant. Cet état de fait fut officialisé en grandes pompes en 477 AC, après que le margrave Rollo et sa garde personnelle eurent courageusement défendu le roi Hugues III de Furyondie face à une petite armée de jeblis lors d'une visite royale. Le souverain reconnaissant déclara dans les jours qui suivirent son audacieux sauvetage que le Bissel serait dorénavant une marche palatine.
À cette époque, un changement de gouvernement au Ket porta au pouvoir une faction conservatrice militante entretenant de forts liens avec l'armée. Ce groupe incita ses congénères à la guerre en rappelant les récits glorieux des invasions de la Kéolande dans le milieu des années 300 AC. Le Ket attaqua Contrépine et l'assiégea pendant un an (499 AC), puis poursuivit ses raids dans le Bissel et le Véluna pendant les huit décennies suivantes. Le Bissel survécut à toutes ses attaques et demeura indépendant, bénéficiant d'un soutien considérable de la Furyondie, de la Kéolande et de Véluna.
Les conflits armés, l'instabilité politique et les riches seigneurs marchands attirèrent nombre d'aventuriers, d'espions et de mercenaires sur le territoire du Bissel. En 580 AC, une tentative d'insurrection dirigée par des nécromanciens, vraisemblablement alliés à un seigneur-mage disgracié connu sous le nom d'Évard, conduisit à une répression brutale des marginaux et de toute tentative de trahison ou de sédition. Un sentiment général de méfiance vit le jour dans le Bissel, encouragé sans aucun doute par certaines puissances qui souhaitaient sa chute.
En moibéni 584 AC, la cavalerie kétite attaqua les tours de guet de Bissel le long de la rivière à la Faux, à l'extrémité nord de la trouée de Roncebois. Privé d'un grand nombre des mercenaires de ses Compagnies des frontières, partis à l'est et au sud combattre Iuz et le Pomarj, le Bissel tomba à la mi-vendangier. Le Ket, encouragé en cela par l'Ancien, força la reddition de toute la marche après la chute de Contrépine. L'archifiélon et ses alliés occidentaux espéraient utiliser le vieux margrave Walgar, un rôdeur d'un certain renom, comme dirigeant fantôme de la nation, mais l'orgueil de celui-ci en décida autrement. Après avoir signé la capitulation du Bissel, le vieux chef se suicida.
Le graaf Imran Tendulkar, un guerrier religieux bakluni, adopta la manière douce pour régner à la suite de Walgar. Ses hommes et lui tentèrent (généralement en vain) de convertir les Bisselites aux religions occidentales tout en attendant avec patience que les habitants du pays en viennent à accepter leurs nouveaux dirigeants. D'autres nations, comprenant parfaitement le rôle stratégique joué par le Bissel dans la région, tentèrent de briser l'emprise du Ket sur celui-ci. Grâce à une série de batailles, Véluna repoussa les forces d'invasion hors de la trouée de la Faux et des gnomes du Haut-Peuple défirent les troupes kétites dans les Basses-Crêtes septentrionales. Il ne fut cependant pas possible de progresser davantage à l'intérieur du pays à cause de la résistance des cavaliers kétites, souvent assistés par les vestiges des Compagnies des frontières du Bissel, alors employés par des intérêts occidentaux.
L'assassinat du bey Zoltan en 587 AC et le changement de gouvernement résultant dans le Ket entraînèrent la mise en place d'une nouvelle politique à l'égard du Bissel. Nadaïd, le remplaçant de Zoltan choisi par l'État, retira la plus grande part de ses troupes pour rétablir le calme dans Lopolla. Il entreprit ensuite des négociations de paix avec l'est, au grand dam de la Grande Marche et de ses troupes de guerre se rassemblant au sud de la frontière avec le Bissel.
Les négociations s'étendirent sur deux ans, de 579 à 580 AC. Elles débouchèrent sur la controversée division de Torrich, par laquelle la capitale du Bissel fut transformée en cité neutre gouvernée en commun par le Ket, le Bissel, Véluna et la Grande Marche. Le Ket retira complètement ses armées du territoire de la marche, conservant toutefois le contrôle de tous les forts, villes et terres bisselites au nord de la trouée de Roncebois.
Réagissant tardivement aux efforts de conversion du graaf Imran, les Bisselites ont brûlé des douzaines de temples baklunis au cours des quatre dernières années. La colère gronde partout au pays et les Chevaliers de la Garde ont vu leurs rangs s'accroître considérablement.
En 590 AC, le Bissel désigna la ville agricole de Pellak comme sa nouvelle capitale nationale, à cause notamment de sa position centrale. Les commandants des populaires Chevaliers de la Garde observent la ville bourgeonnante depuis les remparts du château du Haut-Surplomb et surveillent avec attention l'horizon nordique.

Conflits et intrigues : Une intense et amère rivalité existe entre le Ket et le Bissel, Véluna et la Grande Marche à propos de Contrépine et du trafic commercial qui y prend place. La dispute croît entre la Grande Marche et Véluna en regard de la loyauté du Bissel. Des individus fidèles à Iuz complotent des actes maléfiques. Des bandits, des gobelins, des orques et d'étranges monstres des Hautes Cimes et de la Ténébreuse troublent la quiétude dans l'ouest. Les Chevaliers de la Garde chuchotent que des elfes de la Vallée, déguisés en humains, espionnent ou commettent des vols dans certaines villes.

univers_greyhawk/geographie_bissel.txt · Dernière modification : 2026/09/06 10:34 de natakusq