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Greyhawk - Ekbir

Nom officiel : califat d'Ekbir.

Dirigeant : Sa Sublime Magnificence, le Calife d'Ekbir, Xargun (NB, humain, Prêtre 16 d'Al'Akbar).

Gouvernement : théocratie aristocratique ; le souverain doit être un prêtre de haut rang et issu de l'un des cinq clans royaux.

Capitale : Ekbir.

Villes principales : Ekbir (population 63 700), Kofeh (population 29 400), Fashtri (population 10 000).

Provinces : nombreuses provinces mineures gouvernées par des cheiks.

Ressources : denrées alimentaires (y compris poisson), textile, bois, matériaux de construction navale.

Monnaie : étoile (pp), coupe (po), galère (pe), destrier (pa), sentinelle (pc).

Population : 1 960 000 - humains 96 % (B), halfelins 2 %, elfes 1 % , autres 1 %.

Langages : baklunite (ancien et dialectes), commun.

Alignements : LB*, NB, LN, N.

Religions : Al'Akbar, Istus, Mouqol, Pélor, Geshtaï (toutes soutenues par l'État) ; autres dieux baklunis.

Alliés : Tusmit (parfois), Zeif (parfois).

Ennemis : Zeif (parfois), Tusmit (parfois), Nomades du tigre (parfois), Ket (parfois), Chevaliers de la Garde.

Tour d'horizon : les frontières méridionales et orientales d'Ekbir sont formées respectivement par le Tuflik et la Blashikmund. La frontière nord suit plutôt les Yatils, jusqu'aux collines de Yécha. Ce bras montagneux entoure la forêt de l'Ugdru, une vaste région sauvage où l'autorité du calife n'est pas toujours assurée. Ekbir, situé sur la côte du Dramidj, abrite l'une des plus imposantes forteresses de toute la Flannesse au sein de sa capitale. La cité est aussi la destination des pèlerins qui souhaitent prier dans la mosquée d'Al'Akbar.
Le climat de la capitale et des régions côtières du califat est doux et agréable l'année durant. Il en va tout autrement à l'intérieur d'Ekbir, où les hivers peuvent être très rigoureux. Le fleuve Hadash marque la limite officieuse entre les terres sauvages et civilisées du califat. La contrée est plutôt fertile et les terres intérieures sont presque toutes agraires. Les gens sont pour la plupart très dévots, mais peu d'entre eux peuvent être qualifiés de fanatiques. La plupart des citoyens suivent les principes de la Foi exaltée d'Al'Akbar et même ceux qui ont un dieu tutélaire différent font montre d'une grande vénération pour Al'Akbar au titre de Restaurateur de la Vertu.
Les forces militaires d'Ekbir sont plus que suffisantes pour assurer la défense du pays. Une troupe importante et expérimentée de cavalerie légère et moyenne patrouille les frontières et les routes empruntées par les pèlerins. Une unité d'infanterie lourde forte de mille hommes armés de masses et de cimeterres est placée directement sous les ordres du calife. La formidable flotte de guerre nationale est basée toute entière dans la capitale, contrairement à la flotte marchande qui se répartit à peu près également entre Ekbir et le port de Kofeh, situé plus au sud. Les chantiers navals de la baie de Hadash sont en pleine effervescence en ce moment, remettant à neuf plusieurs vaisseaux de l'État pour le cinquantième anniversaire du règne de Xargun en qualité de calife.

Histoire : Ekbir est assurément le plus ancien des États baklunis de Flannesse, sa capitale ayant été fondée par Al'Akbar lui-même. C'est aussi à cet endroit qu'il régna pendant la dernière décennie de sa vie de mortel. Les lignes directrices relativement simples qu'il établit pour le gouvernement, le commerce et l'agriculture furent rapidement développées de manière plus élaborée par ses adeptes. À peine vingt ans après son ascension, un ordre social bien défini était déjà en place. Pendant que le reste de la Flannesse sombrait dans le désordre, Ekbir se révéla un îlot de bienveillance et de stabilité. Les prêtres partirent vers les terres voisines prêcher la sagesse de la Foi exaltée. Ils rencontrèrent une grande opposition, notamment sur le territoire de la satrapie débauchée de Ghayar (Zeif aujourd'hui) mais ils convertirent également nombre de personnes.
Lorsque Ozef le Guerrier renversa le dernier des satrapes et fonda le sultanat de Zeif, il se tourna vers le califat et le clergé d'Al'Akbar pour recueillir conseils dans l'institution de son nouveau gouvernement. Malheureusement, sa mort survint au mauvais moment et l'influence bénie du calife s'en trouva diminuée d'autant plus que l'importance d'un groupe de vizirs scélérats s'accroissait. C'est pourquoi nulle relation durable ne put s'établir entre le sultan et le calife malgré l'importance de la foi d'Al'Akbar d'un côté comme de l'autre.
C'est durant le règne d'Oudmey le Visionnaire que fut fondé le premier ordre de chevalerie au service d'Al'Akbar, les Faris. Le calife avait compris que les guerriers montés avaient toujours fait preuve d'efficacité sur les terres des Baklunis et ces chevaliers furent organisés pour défendre la nation, le clergé, les pèlerins et les citoyens. Ils servirent également de force d'opposition contre les pilleurs montés des plaines. Oudmey supervisa aussi la création de la marine d'Ekbir. La taille et la qualité de cette flotte crût de manière constante jusqu'à ce qu'elle en vienne à dominer la plus grande partie de l'océan Dramidj, offrant une sécurité accrue aux voyageurs et aux marchands de toutes les nations pendant les quatre siècles suivants.
Malheureusement, cette ère de prospérité maritime prit lentement fin en raison d'un conflit interminable avec les états-cités ataphades. L'Empire bakluni négligeait les îles Ataphades depuis des siècles qui se révélèrent un refuge idéal pour les éléments les plus dégénérés de cette civilisation. Lorsque les états-successeurs baklunis entreprirent de coloniser les îles du Dramidj, ils apportèrent avec eux une culture qui s'opposait aux pratiques malfaisantes des seigneurs et des sorciers des îles du Nord. Un état de guerre s'instaura immédiatement, sans grande violence ouverte mais riche en espionnage et faisant appel à de puissants moyens magiques pour saboter le commerce et l'autorité gouvernementale de l'ennemi. La piraterie devint aussi chose courante. D'ailleurs, combinée aux attaques de sahuagins et aux trahisons de capitaines renégats, elle propulsa les routes maritimes du Dramidj dans les rangs des plus dangereuses de la Tærre.
Alors même que les Ekbiriens commençaient à rencontrer de l'opposition sur les océans, leurs fondations religieuses furent également ébranlées. En effet, au cours de la Procession de la bénédiction, en 2878 HB (219 AC), la Coupe et le Talisman d'Al'Akbar furent sortis de la Mosquée par le grand mufti, selon la coutume établie. La procession fut immédiatement attaquée et les reliques dérobées par d'étranges elfes aussi grands que des humains. Ils échappèrent aux poursuivants en s'enfuyant sur le dos d'aigles géants, traversant les plaines des Paynims en direction des lointaines Hautes Cimes. Le grand mufti fut tenu responsable de cette perte irremplaçable et exilé à jamais d'Ekbir. Il trouva refuge au sein des tribus montagneuses des Yatils et, au cours des décennies qui suivirent, jeta les bases de la Foi véritable, proclamant que le calife n'était plus le véritable héritier spirituel d'Al'Akbar.
En 2975 HB, des soulèvements dans les pays du sud amenèrent plusieurs grands groupes de réfugiés œridiens et baklunis mélangés qui fuirent vers Ekbir le long des routes de pèlerinage, à travers les plaines. Le califat fit ériger des camps de réfugiés près de la Blashikmund pour les héberger et leur assigna des gardiens afin de maintenir l'ordre. Plus tard dans l'année, lorsque deux bandes de nomades encore plus nombreuses entrèrent dans le califat, elles refusèrent de se soumettre aux Ekbiriens. Bien au contraire, ces Paynims incitèrent à la révolte les habitants des camps qui se joignirent à eux pour s'emparer des armes et des montures de leurs gardiens. La plupart de ces derniers furent tués dans les combats et les nomades s'enfuirent vers le nord, volant chevaux et nourriture tout au long de leur parcours. Bien que pourchassés par la cavalerie ekbirienne, les nomades parvinrent à s'échapper grâce à la ruse et l'aide d'une force magique aussi mystérieuse qu'inattendue, pour finalement disparaître dans les collines de Yécha, le tout en moins d'une quinzaine de jours.
Pendant la plus grande part de la décennie qui suivit l'Invasion nomade, les frontières d'Ekbir furent fermées aux grands groupes de pèlerins et autres nomades. La nation afficha une attitude beaucoup plus agressive en terme de sécurité, prenant dans la foulée le contrôle du Tusmit en lieu et place du sultanat de Zeif. Des précepteurs et des administrateurs furent envoyés dans le nouveau protectorat pour aider à l'organisation des réformes sociales nécessaires, mais les rebelles nobles du Tusmit (dont beaucoup avaient accordé leur soutien aux successeurs du grand mufti des Yatils) luttèrent contre tous les efforts des Ekbiriens. Finalement, le pacha lui-même dut accepter un compromis avec ses nobles et le Tusmit fut déclaré État indépendant, bien que le pacha fût censé reconnaître le calife comme son supérieur immédiat.
Lorsque l'actuel pacha du Tusmit prit ses fonctions, il ne se soumit pas au rituel d'allégeance au calife et prêta serment de loyauté au sultan de Zeif. Inutile de dire que cet événement n'améliora pas les relations entre le Tusmit et Ekbir. Par ailleurs, les relations qu'entretiennent le califat et le sultanat sont fortement compromises. En effet, au cours des vingt dernières années, le sultan a cherché à se faire reconnaître comme la plus haute autorité temporelle des terres baklunies. Le calife, de son côté, a balayé du revers de la main ces prétentions en s'appuyant sur des bases historiques et morales, puis en pointant notamment du doigt la corruption régnant à la cour du sultan. Les navires d'une nation sont maintenant tourmentés dans les ports de l'autre ou se voient tout simplement refuser le droit d'accoster. Chacun espère que les tensions qui se font plus vives chaque jour pourront être apaisées sans violence, mais les armées du califat se tiennent prêtes à défendre leur patrie.

Conflits et intrigues : les tensions s'accroissent dans le Dramidj entre Zeif et les Ataphadis. Différents conseillers ont exprimé leurs craintes quant aux contacts qu'auraient établis les états-cités ataphades avec les Nomades du tigre. Les autorités religieuses sont troublées par les rumeurs de l'apparition d'un nouveau mandi au sein des tribus Paynims.

univers_greyhawk/geographie_ekbir.txt · Dernière modification : 2026/09/07 10:06 de natakusq