Nom officiel : Tusmit.
Dirigeant : Sa Splendeur Exaltée, le Pacha de Tusmit, Muammar Qharan (LN, humain, Guerrier 14).
Gouvernement : monarchie féodale indépendante ne comptant que des maisons nobles ; seul le monarque choisi relève de la royauté.
Capitale : Sefmur.
Villes principales : Sefmur (population 21 000), Blashikdur (population 9 900), Vilayad (population 12 200).
Provinces : un émirat de la capitale (Sefmur), onze provinces gouvernées par un cheik.
Ressources : denrées alimentaires, argent, or.
Monnaie : minaret (pp), fontaine (po), fez (pe), narguilé (pa), méreau (pc).
Population : 273 000 - humains 79 % (Bo), nains 8 % (des montagnes), halfelins 6 %, elfes 3 %, gnomes 2 %, demi-elfes 1 %, demi-orques 1 %.
Langages : commun, baklunite ancien, nain, halfelin.
Alignements : LN*, N, LB.
Religions : Al'Akbar, Istus, Geshtaï, Mouqol, Xan Yae, autres dieux baklunis.
Ennemis : Ekbir (parfois), Ket (parfois), Paynims (parfois), Chevaliers de la Garde.
Tour d'horizon : le fleuve Tuflik constitue la frontière méridionale du Tusmit, alors que la Blashikmund sépare celui-ci d'Ekbir à l'ouest et au nord. Les monts Yatil et les collines Tusmanes marquent sa frontière orientale. Le paysage est plus accidenté ici qu'en Ekbir, mais les sols sont quand même fertiles. La partie centrale du nord du pays est consacrée à l'agriculture et ses habitants sont généralement illettrés. Les plus grandes cités de la nation se trouvent le long du Tuflik et on peut y trouver à peu près tout ce qu'on cherche, à condition d'y mettre le prix toutefois. D'habiles artisans issus de tous les métiers travaillent dans les cités de la vallée du Tuflik. Enfin, les armes et les armures tusmites comptent parmi les meilleures de toutes les terres baklunies.
L'armée du pays est constituée essentiellement d'une cavalerie moyenne, menée par des Faris tout aussi nobles que leurs semblables d'Ekbir. Le pacha entretient une force d'infanterie lourde, renforcée de mercenaires des tribus des collines Tusmanes en temps de guerre. En fait, on peut rencontrer des mercenaires de toutes les nations environnantes dans le Tusmit méridional. Ulis, Pérandais, Paynims et nains des Yatils et des Brumes cristallines sont les bienvenus. Roublards et assassins louent leurs services aux côtés des guerriers, presque aussi ouvertement que ces derniers.
Peu d'étrangers visitent l'arrière-pays du Tusmit, car les seules richesses qu'on y trouve sont brutes et les indigènes ne sont pas accueillants. La Foi véritable domine dans le nord et l'anarchie n'y est donc pas tolérée. Généralement, seuls ceux qui désirent voir le grand mufti des Yatils voyagent dans cette région, car c'est ici que ce difficile périple débute, au nord des collines Tusmanes. Traditionnellement, le pacha accomplissait ce parcours au moins une fois pendant son règne, afin de recevoir la bénédiction du grand mufti qui lui assurait la loyauté des seigneurs nordiques. Le pacha actuel a choisi d'en faire autrement et il n'a même pas reconnu l'autorité spirituelle du calife d'Ekbir, jurant plutôt fidélité au sultan de Zeif. Jusqu'à maintenant, cette tactique s'est révélée payante, mais si de nouveaux dangers exigeaient qu'on fasse appel aux nobles du nord, le pacha aurait certainement beaucoup de mal à les convaincre.
Histoire : le Tusmit est une nation indépendante depuis près de deux siècles et demi. Ancienne province de Zeif, Tusmit passa sous la domination du califat à la suite de l'Invasion nomade d'Ekbir. Après l'exil du légendaire Daoud Pacha, un dirigeant loyal au calife fut mis en place à la tête du pays et la construction d'écoles et d'hospices de la Foi exaltée débuta. Un mouvement de résistance contre le niveau d'imposition élevé se dessina immédiatement au sein de l'aristocratie, mais la population ne s'en trouva pas inquiétée outre mesure. Nombre des nobles du pays se tournèrent vers le culte fanatique de la Foi exaltée pendant que la décadente aristocratie urbaine du sud tentait de trouver un compromis avec les réformateurs impatients d'Ekbir.
Le nouveau pacha était tenu de rester fidèle à Ekbir, mais les nobles se firent de plus en plus récalcitrants et rejetèrent complètement l'autorité du calife. Un certain compromis fut trouvé lorsque le grand mufti des Yatils, le prêtre le plus important de la Foi véritable, se vit dans l'obligation d'accorder le statut d'“orem” au pacha, ce qui signifie “celui qui est à part”. Bien qu'il ait été accordé à certains sages et magiciens au fil des ans, très peu d'individus autres que le pacha ont bénéficié de ce statut. Par ce geste, le pacha devint un servant à la fois de la Foi exaltée et de la Foi véritable, se gagnant ainsi la loyauté de tous ses sujets rebelles.
Pendant plusieurs années, le Tusmit parvint à manipuler les différentes factions et nations dominantes de la région les unes contre les autres, sans jamais offrir sa totale loyauté à quiconque. L'orem Jadhim (LN, humain, Guerrier 15), le dernier des pachas “à part”, fut déposé par le jeune et charismatique Faris Muammar Qharan il y a de cela presque dix ans maintenant. La majeure partie de la nation appuya le geste, croyant que Muammar se révélerait plus agressif comme pacha que ne l'avait été son prédécesseur calculateur. Muammar s'allia fortement avec Zeif, renonçant à toute prétention sur les riches terres au sud du Tuflik en faveur du sultanat. L'orem Jadhim quitta Sefmur et s'enfuit à la cour du califat, son plus vieux rival. Il se trouve maintenant à Ekbir, en résidence surveillée, et le Tusmit ne souhaite pas son retour.
Comme pacha, Muammar s'est révélé plutôt efficace. Malgré tout, des pressions sont exercées sur lui afin qu'il se présente devant le grand mufti pour conserver son poste. Il est de plus en plus improbable qu'il le fasse car le grand prêtre de la Foi véritable ne manquerait pas de le juger sévèrement. Jusqu'à maintenant, l'alliance avec Zeif a empêché Ekbir d'entreprendre une action punitive contre le pays et le pacha n'a pas eu besoin des troupes de ses nobles du nord. Malgré leurs inquiétudes quant à l'influence grandissante de Zeif dans la région, les habitants de la vallée du Tuflik sont pour l'instant satisfaits de son règne.
Conflits et intrigues : le pacha actuel souhaite remettre la main sur des trésors de l'État volés (et cachés) par son prédécesseur exilé. Des bruits courent quant à la débauche, la corruption et l'incompétence de la cour du précédent pacha - et de l'actuel. D'aucuns pensent (sans doute à raison) que la capitale du Tusmit abrite de plus en plus de criminels.

