Table des matières
Greyhawk - Les peuples de Flannesse
Races principales
Autres races
Certaines grandes races malfaisantes ne se rassemblent qu'en bandes plus ou moins organisées et très instables, bien que comportant souvent un nombre important d'individus. Les membres de ces races sont forts et féroces et certains préfèrent s'allier avec ou dominer d'autres races malfaisantes plutôt que de s'associer avec leurs pairs.
Les plus vicieuses de ces créatures sont les trolls, appelés aussi truldent. Les trolls ne connaissent pas la peur et remplissent parfois le rôle de gardiens dans les repaires de gnolls. Ils s'associent souvent aux énormes eigers, comme sont parfois nommés les ogres stupides et meurtriers. Ces derniers, à leur tour, se joignent régulièrement aux orques ou aux gnolls pour marauder et piller. Les poilus gobelinoïdes que l'on appelle gobelours ou buchveer prennent le contrôle des communautés de leurs cousins plus petits, les gobelins, quand bon leur chante.
En plus des créatures déjà mentionnées, centaures, esprits follets, géants, dragons, hommes-lézards, brutaciens et d'innombrables autres races inhumaines vivent aux frontières des terres civilisées. La majorité d'entre elles s'opposent à l'humanité bien que certaines se contentent d'ignorer la civilisation et que quelques-unes, comme les centaures, puissent même devenir des alliées à l'occasion.
Langages
On parle principalement cinq langues à travers la Flannesse, le commun étant la plus importante. La plupart des gens sont capables de parler plus d'une langue, quoi que les barbares et les individus dénués d'éducation ne parlent le plus souvent qu'un seul langage. Les aventuriers connaissent toujours le commun et peuvent apprendre d'autres langues de manière habituelle.
Ancien sulois : cet ancien langage, autrefois très répandu, disparut presque entièrement lorsque la Pluie de feu incolore détruisit l'Empire suellois. Il est rarement parlé de nos jours, même par les quelques érudits qui le maîtrisent. La tristement célèbre Fratrie écarlate est l'un des rares endroits où son usage est encore en vogue. L'ancien sulois se rencontre principalement sous sa forme littéraire dans les tomes profanes du peuple suellois encore existant. Sa translittération dans les langues et alphabets modernes est difficile et même périlleuse en ce qui concerne les sorts, car la signification de certaines inflexions a été perdue au cours des siècles.
Baklunite ancien : comptant parmi les ancêtres du commun, le baklunite présente peu de ressemblance avec son rejeton. Plusieurs dialectes baklunis courants (certains parlés par les Paynims) sont basés sur ce langage classique et sont regroupés sous l'épithète de bas-baklunite. Le baklunite ancien est cependant la forme littéraire normale de ce langage et il se retrouve plus particulièrement dans les domaines de la religion, de la mythologie et de la poésie. C'est aussi la langue des documents officiels et des affaires de la cour à l'ouest des Yatils. Malgré tout, le commun est largement répandu dans l'occident et est surtout utilisé par les individus éduqués et les marchands.
Commun : c'est une combinaison de baklunite ancien et du dialecte de vieil œridien parlé dans le Grand royaume qui constitue la base de ce langage de commerçants. Initialement apparu sous la forme de moyen-commun il y a de ça plusieurs siècles, cette langue comportait plusieurs éléments œridiens évidents, de même que des apports baklunis facilement repérables en termes de grammaire et de vocabulaire. Au niveau de la prononciation, des variations régionales étaient également présentes mais tous ces éléments se fondirent et furent uniformisés pendant les années de domination œridienne, donnant naissance à la langue commune du roi suprême, appelée plus tard le commun. Tout voyageur se doit d'apprendre le commun, sous peine de se trouver gravement handicapé. Très souvent, la traduction d'un langage doit d'abord se faire en commun avant d'aboutir au nouveau langage désiré.
Flanna : sans aucun doute le plus ancien langage encore utilisé par un nombre important d'individus, le flanna est parlé sous une forme corrompue par les Tainois et les Nomades des Steppes en ont une version plutôt étrange. Langue stagnante, le flanna ne permet pas de traduire aisément des concepts modernes tels que les termes magiques.
Vieil œridien : langage jeune, l'œridien n'a pas adopté beaucoup d'influences extérieures pendant des siècles. Pour cette raison, sa traduction vers n'importe quelle autre langue que le commun demeure difficile. De nombreux livres et documents du Grand royaume ont été écrits en ancien œridien et dans l'orient lointain, c'est un langage encore très répandu, tant sous sa forme écrite que verbale.
Dialectes
Les paragraphes qui suivent décrivent brièvement des dialectes et des idiomes qui présentent un certain intérêt. Les locuteurs d'une langue ont la possibilité de comprendre certains éléments d'un dialecte dérivé de celle-ci, mais il leur est à peu près impossible de comprendre quoi que ce soit d'idiomes qui mélangent et déforment différents langages.
Amédi : seuls les Suellois de la jungle d'Amédio parlent cette forme corrompue de l'ancien sulois. Ses quelques symboles écrits sont des caractères de l'alphabet sulois.
Langue du froid : ce dialecte, également connu sous le nom de fruz, est un mélange d'ancien sulois et de flanna parlé par les Barbares du givre, des glaces et des neiges. Il n'a aucun lien avec le commun et même les locuteurs de sulois ont du mal à le comprendre.
Druidique : la langue des druides de Flannesse partage des racines avec le flanna mais elle est beaucoup plus spécialisée et figée, s'intéressant seulement à la nature et à l'agriculture.
Ferral : c'est un vieux dialecte tribal œridien parlé exclusivement par les représentants de la Ligue de fer. Le ferral est utilisé à des fins militaires et d'identification et n'est pas une langue vivante. D'aucuns craignent que des infiltrations d'agents de la Fratrie écarlate n'aient compromis l'utilité de ce code secret, mais une version “magique” est en développement à Citadelle.
Kéolandais : ce dialecte fort répandu de vieux haut-œridien comporte des variantes locales. On le parle dans la Kéolande et les régions environnantes.
Lendorien : cet obscur dialecte du sulois (influencé par le commun et bourré de termes nautiques) était parlé par les humains des îles de Lendore avant qu'ils ne soient déportés par les elfes en 583 AC. Seuls ces réfugiés le connaissent toujours. Il n'a aucun lien avec la langue du froid et n'existe que sous sa forme orale.
Elfe lendorien : c'est un nouveau dialecte très particulier, connu seulement des hauts-elfes et des elfes aquatiques des îles de Lendore. Il est possible qu'il soit d'inspiration divine car il fourmille de termes religieux et philosophiques et ne peut être appris de manière habituelle. Il semble tout simplement apparaître dans l'esprit des elfes qui vont dans ces îles.
Nyrondais : ce dialecte haut-œridien de commun est parlé dans les régions rurales du Nyrond. C'est la langue principale des paysans, des boutiquiers et autres gens du peuple qui ne font pas confiance aux étrangers. Les personnes plus cultivées parlent également le commun.
Olman : les esclaves olmans capturés par les Princes des mers et la Fratrie écarlate parlent cet étrange idiome que leurs maîtres détestent. Son énorme et complexe alphabet n'est en fait qu'un vaste ensemble de pictogrammes. On l'entend le plus souvent dans les territoires occidentaux des Princes des mers et dans la jungle d'Amédio.
Ordaï : ce dialecte partagé par les Nomades du tigre et du loup affiche quelques ressemblances avec le baklunite ancien mais se rapproche encore davantage de dialectes similaires répandus parmi les lointains Paynims. Cependant, sa forme écrite est basée sur l'alphabet bakluni.
Rhopan : langage des Rhéniens, le rhopan est également appelé idiome rhénien parce qu'il emprunte un grand nombre de termes à d'autres langues, y compris l'argot propre à différentes organisations de voleurs. Il n'a cependant de liens directs avec aucun autre langage de Tærre.
Ulaghan : le dialecte des Ulis est une forme altérée du baklunite courant.
Vélondais : ce dialecte tribal de vieil œridien est connu des habitants des régions rurales situées le long de la frontière de Véluna et de la Furyondie. Les locuteurs du commun ne le comprennent pas et il n'a pas de forme écrite.
